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	<title>Misobitácora de Misósofos</title>
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	<description>Ahora estás aquí y lo cierto es que me da igual. Tampoco aspiraba a mucho.</description>
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		<title>Jette-toi!</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 16:44:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pavelg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entonces abre la ventana y ¡tírate! Los tres Il dansait sur le quai du métro Stalingrad. Ensuite il y a eu un autre qui s&#8217;est ajouté. Ils fessaient des tours qu&#8217;ils ne maîtrisaient pas bien mais qu&#8217;ils finissaient les mains en haut, fiers de leur chorégraphie. Ses amis, que je n&#8217;ai pas aperçu dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/jette-toi/"></g:plusone></div><p align="RIGHT"><span style="font-size: x-small"><em>Entonces abre la ventana</em></span></p>
<p align="RIGHT"><span style="font-size: x-small"><em>y ¡tírate!</em></span></p>
<p align="RIGHT"><span style="font-size: x-small">Los tres</span></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Il dansait sur le quai du métro Stalingrad. Ensuite il y a eu un autre qui s&#8217;est ajouté. Ils fessaient des tours qu&#8217;ils ne maîtrisaient pas bien mais qu&#8217;ils finissaient les mains en haut, fiers de leur chorégraphie. Ses amis, que je n&#8217;ai pas aperçu dans un premier temps, célébraient leur bêtises. Une dame arabe vêtue d&#8217;un voile vert olive et jeans, baskets et manteau noir, ne se décidait pas à regarder impunément et riait-elle aussi. Elle tournait la la tête vers moi pour ce faire. J&#8217;était plus loin qu&#8217;elle du groupe. </span></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">J&#8217;étais content et partageait leur joie. À moins cinq minutes, l&#8217;un deux à trouvé ce qu&#8217;il manquait à leur spectacle. Il a fait un bond, puis un écartement qui s&#8217;est arrêté pile au bord du quai, sur la bande blanche. J&#8217;ai eu des frissons. Lui, de toute évidence, se sentait maître de son corps avec l&#8217;alcool lui chauffant les veines, étirant ses muscles, faisant sortir de lui cet halène en mouvement d&#8217;un danseur à la limite d&#8217;un précipice, démon éthylique.</span></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Il est retourné vers le mur avec deux tours, une jambe en pointe et un arc au dos. Il s&#8217;est appuyé tragiquement sur le mur , il faisait une parodie, probablement d&#8217;une pièce classique. Il a enchaîné avec le <em>moon walk</em> de Mickel Jackson. Le dos tourné aux rails, il a fait demi tour, pour se retrouver habilement à nouveau embrassant l&#8217;air de la pointe des pieds, le talons fortement ancrés au quai. Moins quatre minutes. J&#8217;ai détourné le regard. La femme arabe ne semblait nullement préoccupé par la propension au vide de ce jeune bourré qui ne cessait de sourire. Moins trois minutes.<span id="more-5496"></span> </span></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Deux autres enchaînement ont été exécutés. Les deux quais regardait. La femme avait, entre rire et rire, entamé un première conversation avec l&#8217;une des filles du groupe. Ils était tous plutôt châtains et blonds, il était habillés comme certaines vitrines que j&#8217;avais parcouru à Montmartre le soir même. </span></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Le dernier tour a failli finir en chute. Il a réussi à rattraper le faux mouvement et il a ouvert les bras, comme s&#8217;il avait pensé à finir ainsi, pour qu&#8217;on oublie l&#8217;erreur dans sa mise en scène. Ses amis rigolaient encore, la dame aussi. </span></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Je n&#8217;ai pas pu me tenir encore. Pourtant on était à moins une minute et j&#8217;avais décidé de laisser passer. Un tour encore en direction des rails n&#8217;était plus possible. J&#8217;ai marché vers lui. Je n&#8217;avais pas peur de lui, peut-être plus lui de moi. J&#8217;habite à la Courneuve et balaye les six stations depuis Stalingrad. À partir de porte de la Villette, les seuls blancs qui restent sont essentiellement polonais, ukrainiens, russes. Sinon ce sont surtout des tamouls, des noirs, des arabes, des portugais, des italiens, des antillais et plein, plein de métisses. Je savais qu&#8217;il n&#8217;allait pas réagir comme un chétan, à qui je n&#8217;aurais osé prendre par le bras comme je l&#8217;ai pris, fort, et je lui ai parlé en même temps pour qu&#8217;il me regarde dans les yeux :</span></p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Ecoute, je suis écrivain, et je déteste les oiseaux qui ne savent pas voler et les suicidaires qui ne finissent pas de se tuer. Si tu veux tomber, jette-toi ! Lui ai-je dit en tirant de son bras vers les rails, jette-toi ! Sinon, fous-nous la paix !</span></p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Il a dégagé son bras de ma pince. Un de ses amis s&#8217;est tout de suite levé, j&#8217;ai craint un instant qu&#8217;ils ne me prennent pour un agresseur. Je n&#8217;ai pas reculé. </span></p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">T&#8217;as qu&#8217;à pas regarder, m&#8217;a riposté le deuxième danseur.</span></p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Et t&#8217;es censé être son ami ?</span></p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Un troisième garçon s&#8217;est approché pour lui dire que je n&#8217;avais pas tort, à ce que le deuxième danseur lui a répondu :</span></p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">T&#8217;es d&#8217;accord avec lui parce que tu écris, toi aussi, que pour ça, a-t-il adressé à l&#8217;autre écrivain dévoile ce soir.</span></p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small">Zéro minutes, le métro est arrivé pour briser le regard que je n&#8217;ai pas baissé, ça semblait le calmer. Il ne bougeait pas et son sourire s&#8217;était effacé tout comme celui de la dame à qui j&#8217;avais volé le divertissement. Ils sont montés dans un wagon, moi dans un autre. La fête à repris à côté, cette fois-ci ils chantaient, jusqu&#8217;à la porte de la Villette où ils sont descendus, à la limite entre la banlieue et Paris. </span></p>
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/jette-toi/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fjette-toi%2F&amp;title=Jette-toi%21" id="wpa2a_2">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Des chats dans les passages</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 11:38:01 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/des-chats-dans-les-passages-des-chats-dans-le-passage/"></g:plusone></div><p style="text-align: justify">Monsieur Ben Mati se plaignait des « voyous qui s’amusaient à crier dans le passage des escaliers » comme le racontait sa fille à ses copines à propos de la rue Élisa Borey. Il va le choper un jour et il va le calmer direct, disait-elle avec une certaine fierté, entre les cris des autres adolescents dans la cour de récréation du collège Robert Doisneau. Elles ont rigolé parce qu’elles pouvaient presque voir la scène dans leur têtes.</p>
<p style="text-align: justify">Ce rire était alimenté par un désir de vengeance qu’elles portaient dans cette mini-fiction pas encore réalisée où Amour, ce garçon au sempiternel sourire et visage antillais, serait enfin châtié.</p>
<p style="text-align: justify">D’autres voisins se plaignaient également, non pas dans la cour de récréation, ni pour les mêmes raisons. Pour eux, Amour n’était pas le seul concerné par le ragot qui courait dans les boulangeries, les kebabs, les cafés, le bar à chicha et thé, les laveries, le marché, les couloirs, et dans tous ces endroits où les gens du quartier se réunissaient ; en dehors des lieux qui ne les concernaient pas, comme certains bars de la rue de Ménilmontant et Oberkampf. Du moins à ceux qui étaient plus petits, ou plus âgés, et pour qui la vie nocturne ne faisait pas partie de leur réalité.</p>
<p style="text-align: justify">C’est là que le ragot de ces jeunes baptisés « les chats » s’est passé de bouche à oreille, comme il est dû à tout commérage digne de ce nom.</p>
<p style="text-align: justify">Les faits se sont déformés peu à peu, en spirale tordue de téléphone arabe. On disait qu’ils grimpaient sur les murs ; qu’ils glissaient sur les rampes ; qu’ils fessaient des <em>salto</em> en arrière et en avant ; qu’ils criaient une chanson étrange ; qu’ils se battaient comme des singes ; qu’ils se chassaient entre eux, tels des anges furieux ; qu’ils souffraient et jouissaient comme il n’était pas possible, selon monsieur Ben Mati qui parlait à sa femme.</p>
<p style="text-align: justify">Lui, il était décidé à l’attraper, lui, Amour, qu’il identifiait comme le chef de la horde qui dérangeait son sommeil de veilleur de nuit.<span id="more-5483"></span></p>
<p style="text-align: justify">Rajajee, au rez-de-chaussée, trouvait ça drôle, parce qu’il passait une bonne partie de ses journées avec Amour, travaillant dans le collège. Il savait qu’il était un enfant malin, mais qu’il n’était pas complètement méchant.</p>
<p style="text-align: justify">Safa et Inès, les filles de monsieur Ben Mati, n’étaient pas du même avis. Amour les avait « embêté » à leur tour, comme il appelait son comportement envers les autres lorsqu’il avait affaire au CPE.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le langage concret d’Amour, ceci voulait dire les torturer un peu, en visant toute son énergie pendant quelques jours sur une personne et voir jusqu’où le laissait-on aller. Par la suite, il était sorti avec Inès et l’avait fait souffrir autrement.</p>
<p style="text-align: justify">Il tirait les cheveux, cachait les cartables, volait les desserts, ouvrait les portes des toilettes, frappait un coup à la moindre réponse de sa personne préférée en cours. Il réussissait, malgré la fréquence de ses « blagues », à s’en sortir à peu près toujours, grâce à son sourire et à une capacité caméléonèsque à devenir victime en moins d’une seconde.</p>
<p style="text-align: justify">Sa première tactique étant toujours de créer une confusion, niant les faits d’emblée dans toute situation qui le concernait directement. Ceci probablement, pour gagner assez de temps et construire un mensonge qui tienne de bout. Et, bien sûr, il souriait ; d’avantage lorsqu’il se tirait de l’affaire sans la moindre griffure. Il pouvait être sardonique, même si les enjeux étaient encore enfantins.</p>
<p style="text-align: justify">Les copines des filles Ben Mati partageaient donc le désir de le voir puni. Les images concrètes dans les têtes de Ramata, Linda, Fatoumata et Rosalie, divergeaient.</p>
<p style="text-align: justify">Ramata voyait Monsieur Ben Mati donner un coup dans les couilles à Amour avec sa forte jambe. Amour criait de douleur. Rosalie à effacé le père des filles et voyait Amour avec le visage plein d’encre, plus que celle qu’il lui avait versé dans la réalité pendant le cours d’arts plastiques. Fatoumata a imaginé la principale le mettant à la porte et lui disant : «t’es viré pour toujours, Amour », elle restant à l’intérieur, protégée par des grilles et des portes qu’il ne pourrait plus franchir. Linda riait par complaisance envers ses copines. Amour lui plaisait quoiqu’elles disent. Elle ne croyait pas être indifférente à son regard. Elle s’est déguisée en héroïne, faisant le sauvetage de son Amour par des moyens pas très clairs mais efficaces, l’arrachant aux griffes de Monsieur Ben Mati.</p>
<p style="text-align: justify">Cela a duré trois semaines. Les chats étaient proches de voler, d’après ce qu’on avait dit au dépanneur de vélos du BMG-sport de la rue Sorbier. Il ne vivait pas loin et pouvait être considéré comme une source passable. Il disait qu’on racontait qu’ils avaient de véritables têtes de chats, bien qu’il croyait ce n’était que des masques. Par rapport aux miaulements, il y croyait moins : ils doivent chanter une chanson de rap, expliquait-il, c’est aigu et grinçant, et ça peut ressembler à des miaulements, mais…</p>
<p style="text-align: justify">Une semaine de quatre jours consécutifs, douze heures par nuit, avait été la goutte de trop. Monsieur Ben Mati s’est réveillé d’un cauchemar où l’on le persécutait, comme depuis trois semaines. Il était tellement fatigué qu’il avait préféré avoir des cauchemars, plutôt que de se réveiller et aller se plaindre.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, cette après midi-là, la boule qui le poursuivait l’avait atteint et l’avait brûlé. Il n’en pouvait plus. Il s’est levé, il était encore habillé, il est sorti sans dire un mot à sa femme ni à ses filles et il a couru vers les sons de pas à toute vitesse qu’il connaissait plus que bien.</p>
<p style="text-align: justify">Deux garçons sont passés en courant à côté de lui. Il a eu le temps de voir leurs visages. Ce n’était pas Amour. Monsieur Ben Mati ne portait pas de lunettes, il avait une vue enviable pour son âge.</p>
<p style="text-align: justify">Amour était là, en bas des escaliers. Ils se sont vus. Amour n’a pas baissé les yeux. Il a hésité à partir, un instant, mais il avait tellement entendu parler de ce monsieur qui le cherchait, qu’il a baissé la garde, il n’y avait pas de fuite, il avait peur, c’était un adulte dont il s’agissait, en dehors du collège. Là, c’était la rue.</p>
<p style="text-align: justify">Il est resté l&#8217;endroit ses yeux l’ont pétrifié en espérant qu’un autre adulte vienne à son secours. Monsieur Ben Mati s’est rendu compte qu’il n’allait pas fuir et il est descendu sans hâte. Son visage était décontracté, ses pas étaient le sommeil d’un malade, lents, flous.</p>
<p style="text-align: justify">Amour avait, lui aussi, eu des cauchemars. On lui criait dessus, on l’injuriait, on le frappait, et il n’avait pas le temps d’appeler la bande de la cité de la Banane, les potes, ses parents. L’apparente tranquillité du père d’Inès lui donnait des frissons. Il était cloué, un pied sur une marche et l’autre sur le précédent, il transpirait des mains, il se sentait petit.</p>
<p style="text-align: justify">Monsieur Ben Mati a fait l’effort d’esquisser un bref sourire avant d’approcher Amour, pour ne pas l’effrayer. Il s’est assis deux marches plus haut et lui a dit : écoute, Amour, je travaille beaucoup, je travaille la nuit. Je sais que tu es en train de jouer avec tes amis, mais je ne peux pas dormir. Lui a-t-il dit avant de lâcher une première larme. Amour, je suis très, très fatigué, très fatigué. Tu es trop jeune pour comprendre, mais c’est une fatigue horrible. Il n’en pouvait plus, l’épuisement et les cauchemars ouvraient la porte à un fleuve de frustration et d’anéantissement qui débordait en larmes ; une digue cassée à l’intérieur de son existence.</p>
<p style="text-align: justify">Amour était d’autant plus surpris. Il se sentait comme une merde sans savoir pourquoi, c’était une sensation nouvelle que la culpabilité, et qui englobait d’autres choses faites par lui envers des gens. On lui avait alors bien dit que ce n’était pas à cause d’Inès qu’il le cherchait, mais parce qu’il se coursait avec ses potes dans les passages des immeubles.</p>
<p style="text-align: justify">Un grand soulagement a gonflé sa poitrine. Il restait cependant ce père qui pleurait devant lui. Jamais il n’avait vu un adulte pleurer comme ça. Encore moins quelqu’un qui lui fasse peur deux minutes avant, ni un homme.</p>
<p style="text-align: justify">Le sourire d’Amour s’était éteint devant un Monsieur Ben Mati qui, accroupi, après lui avoir demandé d’aller dans les autres passages de la cité, s’était mis simplement à sangloter, la tête entre les bras, assis au milieu de marches, d’un pleur doux qu’Amour ne savait comment consoler.</p>
<p style="text-align: justify">Le mieux qu’il a trouvé a dire a été : Monsieur, clamez-vous, s’il vous plaît. Il hésitait à poser sa main sur lui. Je vous promets qu’on passe plus par là, Monsieur, le Coran de la Mecque !</p>
<p style="text-align: justify">Bien qu’il n’était pas musulman, c’était celle-là sa façon la plus naturelle et sincère qu’il avait dans ses valeurs, pour demander que l’on croit en sa parole.</p>
<p style="text-align: justify">
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/des-chats-dans-les-passages-des-chats-dans-le-passage/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fdes-chats-dans-les-passages-des-chats-dans-le-passage%2F&amp;title=Des%20chats%20dans%20les%20passages" id="wpa2a_4">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Un segundo trabajo</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 22:13:46 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/un-segundo-trabajo/"></g:plusone></div><p>Le pregunté a la gente que me conocía y todos parecieron coincidir:</p>
<p>-Pues hazlo.</p>
<p>-¿Pero no será muy duro?</p>
<p>-Yo lo haría.</p>
<p>-Tu ferais quoi à ma place?</p>
<p>-Il faut être courageux dans la vie!<span id="more-5475"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pero lo cierto es que dudaba de que su elección hubiera sido la misma de encontrarse verdaderamente en mi situación. Tener dos trabajos que a veces se solapaban en el horario y que me exigían una entrega personal completa, ya era de por sí difícil. Además yo los tenía en dos ciudades diferentes. Los fines de semana me convertía en recepcionista nocturno para un hotel. Y de martes a jueves me ponía delante de un montón de adolescentes en un instituto, ocupando mi puesto de <em>auxiliar de conversación.</em></p>
<p>Los sábados me desplazaba desde Rennes hasta París y los lunes, desde París hasta Rennes. Los viernes que tenía que trabajar en el hotel, otro recepcionista me reemplazaba. Y luego yo le devolvía los días durante las vacaciones escolares. A pesar de que nunca hubiera pensado que llegaría a ganar tanto dinero, el trabajo como auxiliar de conversación era temporal. Una auténtica pena, porque era con diferencia el que más me gustaba de los dos. No había acabado de integrarme demasiado bien en el equipo de pedagogos que conformaban el departamento de español. Por así decirlo, mis mentores sentían entre asco y desprecio cada vez que me veían. Con los alumnos en cambio me llevaba bien por regla general, pero pasada la euforia del principio en la que era feliz sólo por tener un buen trabajo (aunque mal pagado); hay que reconocer que a algunos sí que me fastidiaban un poco a veces.</p>
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/un-segundo-trabajo/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fun-segundo-trabajo%2F&amp;title=Un%20segundo%20trabajo" id="wpa2a_6">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>La balance de pointe et un médecin sodomite</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 13:07:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pavelg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le médecin me disait avec une certaine fierté que la balance était un équipement de pointe, en même temps qu&#8217;il m&#8217;incitait avec ses mains à monter, comme en disant « allez-y, vérifiez-le de vous même ». Je n&#8217;ai eu d&#8217;objection, j&#8217;étais quelque peu mal à l&#8217;aise. Non pas à cause de ce qu&#8217;il me disait mais parce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/la-balance-de-pointe-et-un-medecin-sodomite/"></g:plusone></div><p align="justify">Le médecin me disait avec une certaine fierté que la balance était un équipement de pointe, en même temps qu&#8217;il m&#8217;incitait avec ses mains à monter, comme en disant « allez-y, vérifiez-le de vous même ». Je n&#8217;ai eu d&#8217;objection, j&#8217;étais quelque peu mal à l&#8217;aise. Non pas à cause de ce qu&#8217;il me disait mais parce que je savais que j&#8217;avais poussé ce rendez-vous avec moi même pendant des années. Du moins de mon propre gré. Dans les quatre ans et quelque que j&#8217;avais été là, je n&#8217;étais jamais allé chez ceux qui ont fait le serment d’Hippocrate.</p>
<p align="justify">Malgré les capacités de l&#8217;appareil, j&#8217;ai trouvé qu&#8217;on y avait du mal à monter. D&#8217;autre part je m&#8217;attendais à un écran numérique, mais je me suis trouvé devant une vieille aiguille que, de mon point de vue, ne faisait que peser. Je ne voyais pas la technologie « de pointe ».</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Restez debout, monsieur, sinon l&#8217;appareil ne peut pas faire son travail.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">J&#8217;essaie, mais il est trop près du mur et je pars ver l&#8217;arrière. Ça fait partie du truc ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Non, ça c&#8217;est parce que c&#8217;est un objet fragile et si je le mets ailleurs dans mon cabinet, je risque de lui donner un coup de pied et de l&#8217;abîmer. Essayez sur une jambe.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Comme ça ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Parfait. Vous arrivez à voir le chiffre ? J&#8217;ai mal au dos et je ne peux pas me pencher.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Si je baisse la tête, je tombe.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Non avons un souci alors. Descendez, je vais appeler mon secrétaire.<img src="http://misosofos.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /><span id="more-5463"></span></p>
</li>
</ul>
<p align="justify">J&#8217;ai arrêté de faire l&#8217;idiot et je suis descendu. Près de l&#8217;emplacement du rectangle métallique qui devait annoncer ma masse en fonction de la pesanteur de la terre, il n&#8217;y avait pas d&#8217;objets à moins d&#8217;un mètre. J&#8217;aurais voulu avoir quelque chose pour m&#8217;asseoir, me saisir, m&#8217;adosser, m&#8217;accouder, m&#8217;agenouiller, m&#8217;allonger, m&#8217;enrouler, me fondre ou disparaître.</p>
<p align="justify">Je n&#8217;avais pas envie d&#8217;être là. Je me rappelais de Ioro disant « de toute façon, je sais que je vais pas bien, du moins en termes médicales ». Je suis resté débout, pieds nus sur le sol frais comme seul accrochage au monde. Le médecin est revenu avec son secrétaire, un jeune homme en costard et sans expression, un peu trop bien habillé pour un petit cabinet.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Vous avez compris ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Oui, docteur, j&#8217;ai compris, il fait le flamand et je regarde l&#8217;aiguille et vous annonce la mesure.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Voilà ! Montez, s&#8217;il vous plaît !</p>
</li>
<li>
<p align="justify">J&#8217;y vais.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Non, en un seul pied, comme les unijambistes et les funambules.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Attendez, je dois trouver le point d&#8217;équilibre avec les deux d&#8217;abord.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Excusez-moi, vous avez raison, prenez votre temps, moi je vais prendre un café entre-temps, vous en voulez, Goncalvès ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Non, merci, docteur, j&#8217;en ai pris un tout à l&#8217;heure avec la patiente qui vous attendait patiemment.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Ah, Goncalvès, vous et les mots&#8230;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">J&#8217;y suis presque, docteur, comme ça ?.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Prenez votre temps, que je vous dis.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Mais j&#8217;y suis presque.</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">Le secrétaire Goncalvès devait être habitué à ce genre des scènes puisqu&#8217;il ne semblait nullement étonné. Moi, j&#8217;avais du mal à supporter le contact avec cette surface aseptique en métal qui me donnait des frissons et me rendait la tâche difficile. Ce n&#8217;est pas de ma faute, j&#8217;ai toujours eu une peau sensible qui s&#8217;excite au moindre frôlement inhabituel. Ce n&#8217;est pas toujours agréable.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Vous m&#8217;appelez, monsieur Goncalvès, quand il aura atteint l&#8217;équilibre.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">D&#8217;accord, docteur.</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">Le docteur est sorti, Goncalvès m&#8217;a regardé mais je n&#8217;ai pas pu tenir son regard, occupé à essayer la deuxième jambe, face à l&#8217; échec évident de la jambe gauche que je croyais la plus adroite. Avant de monter, j&#8217;ai pu voir qu&#8217;il s&#8217;était assis à la place du docteur, devant le bureau et il a commencé à l&#8217;imiter en rigolant tout seul. J&#8217;ai trouvé ça drôle, même si je ne le voyais pas, car je lui tournais le dos. J&#8217;ai ri avec lui et je suis tombé à nouveau en me cognant la tête contre le mur dans une recherche d&#8217;équilibre avant la chute. Il y a eu un son sec qui a mis fin aux rires.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Vous vous êtes fait mal ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Non, ça va, ça va. C&#8217;est normal que ce soit aussi difficile de tenir debout dans cette balance ? Je veux dire, ça vous arrive souvent ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Tout le temps.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Et pourquoi ne la changez-vous de place ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le docteur l&#8217;a fait coller avec un ciment spécial pour qu&#8217;on doive percer le sol pour l&#8217;enlever. Ça, et des vises.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Et pourquoi autant de soins ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Parce qu&#8217;il est vieux. C&#8217;est ce que font les vieux, n&#8217;est-ce pas ? Ils s&#8217;inventent des manies.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Je ne sais pas, je n&#8217;ai pas connu des vieux dernièrement. Il en a d&#8217;autres, des manies comme ça ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Oui, il insiste à prendre la température dans le cul, il trouve ça plus précis. Il peut vous en faire une dissertation là-dessus.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Pour m&#8217;enculer, il pourrait être le pape s&#8217;il le veut ; personne ne m&#8217;encule, moi. Ma mère me l&#8217;a toujours dit, « mon fils, ne te laisse jamais enculer », et je tiens à ce tout ce qu&#8217;elle m&#8217;a appris. Je me brosse les dents, je fais mon lit, je plie mon linge, je me lave bien tous les jours, je salue tout le monde, et je ne me laisse pas enculer.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Il va quand même essayer.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">C&#8217;est pour ça que la consultation est moins chère ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Ça, je ne sais pas, mais vu comme ça, peut-être.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Et les gens se laissent faire ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">J&#8217;essaie de le deviner à leur visage quand ils sortent.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Vous avez l&#8217;air de vous amuser ici.</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">J&#8217;ai ressayé. Les deux occasions où j&#8217;étais allé voir les médecins avaient été les visites médicales de migration et du travail. On m&#8217;avait dit, vite fait, que tout avait l&#8217;air d&#8217;aller et je les ai cru. La prophylaxie n&#8217;est pas une habitude que ma mère ait réussi à m&#8217;inculquer, malgré son exemple.</p>
<p align="justify">Je redoutais le moment où il me dirait « ouvrez la bouche&#8230; Faut tout de suite aller voir un dentiste », comme je me l&#8217;étais représente dans ma tête. Ça ne me faisait pas mal, mais ça traînait depuis un an et demi. Ou bien : «vous buvez, vous fumez ? ». Quoi dire ? La vérité ? La question me faisait peur, non pas la sienne, mais ma question, dans la bouche de quelqu&#8217;un d&#8217;autre qui essaie de comprendre, qui mettrait en paroles les mots non avoués à moi même. Car, vu de dehors, je ne comprendrais pas non plus ; dedans, quelque chose coinçait dans la relation avec mon corps. Ça faisait deux ans que je m&#8217;étais mis à fuir dans mon corps pour échapper à certaines pensées, plus un penchant pour le côté ludique et nocturne de la vie, devait avoir fait certaines ravages. Pourtant je ne comprenais pas pourquoi mon corps ne se plaignait pas.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Ne vous découragez pas, ce n&#8217;est qu&#8217;un vertige de mur.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">C&#8217;est comment un vertige de mur ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La sensation d&#8217;un mur qui vous tombe dessus. C&#8217;est pour ça que vous vous éloignez instinctivement d&#8217;un grand bâtiment, par exemple. Peut-être s&#8217;agit-il un souvenir des falaises tombantes ou des forêts balayées par la mousson. Dans tout cas, ça arrive à tout le monde, comme l&#8217;envie de se jeter dans un précipice ou d&#8217;un balcon, ou de se défenestrer.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Je vois ce que vous voulez dire.</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">J&#8217;ai compris vraiment ce qu&#8217;il me disait, lorsque je suis descendu et j&#8217;ai pu le voir assis, accoudé sur le bureau, remuant la cuillère dans une tasse de café oublié par le médecin, comme s&#8217;il dissolvait un morceau de sucre dans une boisson chaude.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Ça y est ! Venez voir.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Attendez, bougez pas !</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Docteur ! C&#8217;est bon !</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">Le médecin est rentré, une tasse à la main. Il est venu tellement vite que je me suis demandé s&#8217;il n&#8217;avait pas été à côté tout le temps, à entendre la conversation à l&#8217;outre-seuil de la porte. Goncalvès a éclipsé son visage en présence de son chef.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Alors, Goncalvès, il fait combien ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Eh, si je vois bien d&#8217;ici, soixante et un.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Normalement, je fais soixante deux.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Peut-être, mais l&#8217;appareil ne se trompe pas, vous êtes au dessous de votre poids idéal, vous faites un mètre soixante huit, c&#8217;est pas normal. Vous pouvez partir, Goncalvès.</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">Goncalvès n&#8217;a rien répondu, il a fait une sorte de révérence et il est sorti avec le même visage fade qu&#8217;il portait quand il est rentré dans le cabinet.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Comment est-ce que vous connaissez ma taille ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Je vous ai dit que c&#8217;était de la technologie de pointe, et il n&#8217;y a pas que ça. Mais il faut que je vous prenne la température pour avoir plus de détails. Il faut le faire comme ça parce que tous les patients mentent, vous aussi, sans doute, baissez votre pantalon.</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">C&#8217;est là que je me suis réveillé.</p>
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/la-balance-de-pointe-et-un-medecin-sodomite/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fla-balance-de-pointe-et-un-medecin-sodomite%2F&amp;title=La%20balance%20de%20pointe%20et%20un%20m%C3%A9decin%20sodomite" id="wpa2a_8">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>¿Cuál nación?</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 03:32:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Misosofos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poesía]]></category>

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		<description><![CDATA[Un país no es una lengua Un país no son tus amigos Un país no es tu familia Un país no es una patria Un país no son costumbres Un país no es una frontera Un país no es una bandera Un país no es su gastronomía Un país no es su historia &#160; Un país [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/cual-nacion/"></g:plusone></div><p>Un país no es una lengua</p>
<p>Un país no son tus amigos</p>
<p>Un país no es tu familia</p>
<p>Un país no es una patria</p>
<p>Un país no son costumbres</p>
<p>Un país no es una frontera</p>
<p>Un país no es una bandera</p>
<p>Un país no es su gastronomía</p>
<p>Un país no es su historia</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un país es simplemente</p>
<p>El nombre que le das</p>
<p>Al lugar en el que vives</p>
<p>Lo mejor posible</p>
<p>Antes de palmarla</p>
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/cual-nacion/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fcual-nacion%2F&amp;title=%C2%BFCu%C3%A1l%20naci%C3%B3n%3F" id="wpa2a_10">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>C&#8217;est cramé, mec!</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 23:26:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pavelg</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Courneuve]]></category>
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		<category><![CDATA[Pequeños relatos]]></category>
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		<category><![CDATA[odeur]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est toi qui sent la bon comme ça? C&#8217;es cramé, mec. Chuuuuuut ! Dit-il en ouvrant les yeux, aux antipodes de son ton de voix. C&#8217;est bon, c&#8217;est bon, je vais le ranger, je vais le ranger (sourire ivre). Je m&#8217;étais rendu compte de son état depuis le début. C&#8217;est à dire, su fait qu&#8217;il n&#8217;était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/cest-crame-mec/"></g:plusone></div><ul>
<li>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">C&#8217;est toi qui sent la bon comme ça? C&#8217;es cramé, mec.</p>
</li>
<li>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Chuuuuuut ! Dit-il en ouvrant les yeux, aux antipodes de son ton de voix. C&#8217;est bon, c&#8217;est bon, je vais le ranger, je vais le ranger (sourire ivre).</p>
</li>
</ul>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Je m&#8217;étais rendu compte de son état depuis le début. C&#8217;est à dire, su fait qu&#8217;il n&#8217;était pas normal, bien qu&#8217;il ne semblait pas bourré au premier coup d&#8217;oeil. C&#8217;était plutôt ce qui avait derrière. J&#8217;étais monté dans le train en pensant que, ce soir là, j&#8217;avais envie de fumer un gros pétard et que je n&#8217;en avais pas. Je suis monté à Louvre Rivoli. Il y avait encore beaucoup de sièges vides . Je n&#8217;ai pas eu du mal en en trouver un, mais c&#8217;était surtout l&#8217;odeur à beu qui m&#8217;a frappé et qui s&#8217;est superposée à la recherche d&#8217;un siège.</p>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">J&#8217;ai toujours aimé cette odeur, c&#8217;est comme un bel après midi, pas trop chaude, pas trop fraîche, entouré de nature. Je me suis assis où je m’assois d&#8217;habitude sur la ligne sept ; sur les six sièges aux bouts frontal et arrière du wagon. Il était assis en face de moi, ou moi en face de lui puisque je suis arrivé après. Il n&#8217;était pas là mais je ne savais pas exactement pourquoi. J&#8217;avais deux théories : handicap, parce qu&#8217;il était extrêmement maigre ; je dirais dans les quarante kilos, car il était petit, pas plus d&#8217;un mètre cinquante ; où une cuite sévère, parce que ses mouvements étaient ralentis et faibles. Cependant, son œil à moitié fermé, complètement immobile mais pas gonflé, contribuait à pencher la balance du côté de l&#8217;handicap. De plus, je ne percevais aucune halène alcoolisée, posté devant lui, comme je l&#8217;étais, à un mètre cinquante de tête à tête.<span id="more-5455"></span></p>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Il a fouillé deux ou trois fois son sac. On a croisé nos regard deux ou trois fois aussi. Il était tranquille. J&#8217;écoutais de la musique, lui aussi.</p>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Il a ouvert sa sacoche et a sorti un objet qui ressemblait à un crayon et l&#8217;a rangé dans un petit cahier qu&#8217;il avait extrait de la poche intérieure du manteau.</p>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Il y avait vingt-cinq minutes entre Palais Royale et le début de la banlieue, où l&#8217;on est descendu ensemble. Il semblait content. Je pouvais voir qu&#8217;il faisait un effort pour remplir le silence dû à l&#8217;heure qu&#8217;il était, dans un wagon parisien, mais il ne pouvait s&#8217;empêcher d&#8217;esquisser un sourire. Je ne l&#8217;ai pas gêné davantage avec mon regard. Il semblait en paix, mais à la fin il a ressorti le cahier, a pris le pétard entre ses mains et je n&#8217;ai pu m&#8217;empêcher d&#8217;exprimer ma reconnaissance à la nature, pour son matos haut de gamme qui s&#8217;est substitué à l&#8217;air respiré et transpiré, pour soulager l&#8217;arrivée chez moi. Un tapis rouge pour l’odorat, là où d&#8217;habitude il y a les humeurs des gens. Je n&#8217;avais plus besoin de fumer comme lui de boire.</p>
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/cest-crame-mec/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fcest-crame-mec%2F&amp;title=C%26%238217%3Best%20cram%C3%A9%2C%20mec%21" id="wpa2a_12">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Visitando el Louvre con un guía chilango</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 12:13:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pavelg</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Política]]></category>
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		<category><![CDATA[chilango]]></category>
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		<category><![CDATA[trampa]]></category>
		<category><![CDATA[visita]]></category>

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		<description><![CDATA[Estábamos en la sala que se prolonga de manera perpendicular a aquel famoso recinto donde se encuentra la Joconda. Nos detuvimos frente a un cuadro cuyo pintor no recuerdo, pero cuyo nombre es el rapto de las Sabinas. No pude evitar pensar en mi clase de cultura latina y me permití interpretar lo que Tito-Livio [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/visitanto-el-louvre-con-un-guia-chilango/"></g:plusone></div><p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Estábamos en la sala que se prolonga de manera perpendicular a aquel famoso recinto donde se encuentra la Joconda. Nos detuvimos frente a un cuadro cuyo pintor no recuerdo, pero cuyo nombre es el rapto de las Sabinas. No pude evitar pensar en mi clase de cultura latina y me permití interpretar lo que Tito-Livio me contó:</p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY">Pues resulta, comentaba un par de amigas colombianas y otro francés de origen argelino, que para hacer la historia corta, les faltaban viejas y decidieron armarse un plan para traerlas al huerto, o a Roma que no era tan grande entonces y seguramente todavía tenía huertos. No había suficientes féminas para hacer hijos que reemplazaran con los años a todos los que morían en la guerra. No había de otra porque no estaba entre las posibilidades el dejar de ser un pueblo guerrero. Eran los romanos todavía etruscos, es decir, rústicos y salvajones, sin arte, pero con una experiencia en chingar a los demás que devendría lo que ya sabemos y que acabó por lo que también sabemos, eran una bola de viciosos que acabaron por echar todo por la ventana, por golosos.</p>
<p align="JUSTIFY">Pero estoy alejando del tema, la cuestión es que engañaron a los Sabinos, les dijeron, vengan, vengan, se la van a pasar poca madre, les vamos a dar la nacionalidad y todo, un alojamiento del estado, comida y trabajo. Eso equivaldría ahora a que los Estados Unidos te llamaran a tu casa diciendo “vente, mexicano, te vamos a dar la <em>green card</em>, vamos a darte un departamento en Nueva York y nos vamos a ocupar de tus hijos”. Cualquiera dirá ahora “me están tomando el pelo, chinga tu madre y deja de quitarme el tiempo”. Pero los Sabinos, viendo que era eso o que les partieran la madre dijeron “cámara, ya estás”, y dejaron su ciudad. Bueno, más o menos así. En realidad no fue tan así, en realidad les propusieron casarse y los pinches Sabinos les dijeron “¿Por que no ponen un albergue de mujeres, salen mejores parejas”.<span id="more-5448"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Esa fue su pendejada, porque los romanos se calentaron. No les gustaba que se burlaran de ellos y se dijeron “¿qué, les partimos su madre, por pasados de verga?”. Pero Rómulo, que tenía mejor gusto que sus discípulos dijo: “no, hay que ser más finos”. En su cabeza eso implicaba hacer un poco de teatro. Entonces organizó una pachanga en honor a no sé qué dios, y la banda le cayó. No sólo eran Sabinos, era ese el elemento que despista, y pues, inocentes ellos, orgullosos porque aún podían defenderse, llegaron a la cita, seguramente pensando que si se podía festejar en casa ajena, no era necesario limpiar al día siguiente.</p>
<p align="JUSTIFY">Estaban tan seguros que no les podían partir la madre sin dificultad, que hasta llevaron a sus hijos y mujeres. Todo estaba poca madre, había chupe, bueno, no estoy seguro, pero supongo, y hasta iba a haber una obra infantil. No, eso último, no. Pero lo demás sí. Tons, llegaron, dijeron “qué chida está la pachanga” y cuando estaban entretenidos viendo a los habitantes de otros pueblos vecinos, y a sus mujeres, sin duda, tuvieron un momento de distensión durante el cual los romanos aprovecharon para agarrar a todas la viejas que había, teniendo cuidado de seleccionar a las más buenas y bonitas pa&#8217; los jefes.</p>
<p align="JUSTIFY">Se dice que Romulo las veía una por una para decirles: “Ni hablar, nenas, ahora somos dueños de sus cuerpos, pero tomen en cuenta que nos vamos a mochar con todo, ustedes compartirán la gloria y la riqueza de Roma y sus hijos van a crecer poca madre, van a ver, y todo esto es la culpa de sus parientes, así que nada de lloriqueos”. Según Tito Livio, no hay mejor argumento para una mujer. La leyenda dice que ellas no dijeron ni pío y que parecían convencidas de la nueva evidencia, quién sabe, a lo mejor los romanos estaban más guapos  y les pareció mejor quedarse ahí.</p>
</li>
</ul>
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/visitanto-el-louvre-con-un-guia-chilango/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fvisitanto-el-louvre-con-un-guia-chilango%2F&amp;title=Visitando%20el%20Louvre%20con%20un%20gu%C3%ADa%20chilango" id="wpa2a_14">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Sopa de agua</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 11:37:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pavelg</dc:creator>
				<category><![CDATA[París]]></category>
		<category><![CDATA[Poesía]]></category>
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		<category><![CDATA[negro]]></category>
		<category><![CDATA[sopa]]></category>
		<category><![CDATA[suicidio]]></category>
		<category><![CDATA[tristeza]]></category>
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		<category><![CDATA[vivir]]></category>

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		<description><![CDATA[Comeré sopa de agua, con cuchara. Dormiré en el suelo y no me cubriré, saldré desnudo a la calle. Pintaré todo de blanco, adiós a todos los objetos. Me volveré albino, fumaré neblina o vaho, miraré los precipicios de cerca, perderé mi peso hasta flotar. Morderé piedras hasta quedar desdentado, prenderé velas que soplaré enseguida. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/sopa-de-aguas/"></g:plusone></div><p lang="es-ES">Comeré sopa de agua,</p>
<p lang="es-ES">con cuchara.</p>
<p lang="es-ES">Dormiré en el suelo</p>
<p lang="es-ES">y no me cubriré,</p>
<p lang="es-ES">saldré desnudo a la calle.</p>
<p lang="es-ES">Pintaré todo de blanco,</p>
<p lang="es-ES">adiós a todos los objetos.</p>
<p lang="fr-FR">Me volveré albino,</p>
<p lang="es-ES">fumaré neblina o vaho,</p>
<p lang="es-ES">miraré los precipicios de cerca,</p>
<p lang="es-ES">perderé mi peso</p>
<p lang="es-ES">hasta flotar.</p>
<p lang="es-ES">Morderé piedras</p>
<p lang="es-ES">hasta quedar desdentado,</p>
<p lang="es-ES">prenderé velas que soplaré</p>
<p lang="es-ES">enseguida.</p>
<p lang="es-ES">En vez de espejo,</p>
<p lang="es-ES">colgaré un vidrio transparente.</p>
<p lang="es-ES">Si todo eso no funciona,</p>
<p lang="es-ES">es que no estoy listo para morir,</p>
<p lang="es-ES">y seguiré viviendo,</p>
<p lang="es-ES">aunque deba matarte un poco.</p>
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/sopa-de-aguas/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fsopa-de-aguas%2F&amp;title=Sopa%20de%20agua" id="wpa2a_16">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>C&#8217;est clair, mec!</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 01:37:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pavelg</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Courneuve]]></category>
		<category><![CDATA[Literatura]]></category>
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		<category><![CDATA[Sociedad]]></category>
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		<description><![CDATA[Il me l&#8217;a dit. Un gars d&#8217;origine orientale indéfinissable, après avoir essayé de saluer un noir qui n&#8217;a pas voulu lui serrer la main, me l&#8217;avait dit. On ne peut pas dire que son interlocuteur était froid. Il était une heure du matin et la fermeture du métro frappait à la porte. J&#8217;ai répondu à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/cest-clair-mec/"></g:plusone></div><p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Il me l&#8217;a dit. Un gars d&#8217;origine orientale indéfinissable, après avoir essayé de saluer un noir qui n&#8217;a pas voulu lui serrer la main, me l&#8217;avait dit. On ne peut pas dire que son interlocuteur était froid. Il était une heure du matin et la fermeture du métro frappait à la porte. J&#8217;ai répondu à sa salutation, quand ça a été à mon tour, bien que je savais que si je n&#8217;avais pas été sobre comme je l&#8217;étais, je l&#8217;aurais aussi évité. Il n&#8217;a rien dit après ma riposte, il ne cherchait pas non plus à entamer une conversation. Il se plaignait de l&#8217;incapacité des gens à s&#8217;ouvrir et parler, mais il n&#8217;aurait pu Parler, parce qu&#8217;il se plaignait à ce moment là. Oui, c&#8217;était comique dans le fond, contradictoire, mais surtout comique, ou comique parce que contradictoire, dans tout cas j&#8217;ai ri.</p>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Il a traversé les voies du tramway et, au feu, il s&#8217;est retourné pour me crier fort et clair, en articulant et sans accent : Soit un homme ! Et il m&#8217;a oublié ensuite, pour toujours.</p>
<p lang="es-ES" align="JUSTIFY">Je ne pourrais dire que je n&#8217;ai pas entendu, ça a eu la vertu d&#8217;être comme de l&#8217;eau, mais sans être insipide. L&#8217;arrière goût était là, incontournable, mémorable et nu, la remise en cause, un peu de peur, un peu de lumière; la mère qui te gronde et pince ton oreille, par hasard, amorphe, et s&#8217;en va.</p>
<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/02/cest-clair-mec/"></g:plusone></div><p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fmisosofos.com%2Findex.php%2F2012%2F02%2Fcest-clair-mec%2F&amp;title=C%26%238217%3Best%20clair%2C%20mec%21" id="wpa2a_18">Compartir/Guardar</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>De l&#8217;eau? J&#8217;aime pas ça</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 10:19:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pavelg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Literatura]]></category>
		<category><![CDATA[París]]></category>
		<category><![CDATA[Pequeños relatos]]></category>
		<category><![CDATA[Sociedad]]></category>

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		<description><![CDATA[Ioro était là de passage, il devait rejoindre une copine qui l&#8217;attendait ou qui allait l&#8217;attendre, l&#8217;empressement n&#8217;était pas très clair. Il s&#8217;est quand même installé. En hiver, cela équivaut à se défaire des couches qui enveloppent le corps, les poser quelque part et s&#8217;asseoir. Il l&#8217;a fait sans hâte malgré avoir eu deux fois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="plus-one-wrap"><g:plusone href="http://misosofos.com/index.php/2012/01/de-leau-jaime-pas-ca/"></g:plusone></div><p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Ioro était là de passage, il devait rejoindre une copine qui l&#8217;attendait ou qui allait l&#8217;attendre, l&#8217;empressement n&#8217;était pas très clair. Il s&#8217;est quand même installé. En hiver, cela équivaut à se défaire des couches qui enveloppent le corps, les poser quelque part et s&#8217;asseoir. Il l&#8217;a fait sans hâte malgré avoir eu deux fois sa copine au téléphone. Nous on ne savaient pas ce qu&#8217;on allait faire dans la soirée qui commençait. On le lui a dit. Nous, c&#8217;était Axel et Raj, ceux avec qui je travaille au collège. Le « chez », avait par complément Raj.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">On prenait l&#8217;apéro pour nous laver les pensées du boulot. C&#8217;était toujours efficace pour commencer le week-end. Travailler avec des gens peut combler jusqu&#8217;au moindre recoin de la tête. Avec la première bière, on parlait d&#8217;autres choses ou l&#8217;on remémorait un événement drôle, comme les profs faisant les goujats avec une prof de français, ou l&#8217;enseignant de mathématiques connu pour sa dureté qui a fini en slip au milieu de la cour pendant le barbecue de fin d&#8217;année.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">On se marrait bien, on le savait, on pouvait oser dire et faire des choses qui ne sont plus « normales » pour les gens qui passent la totalité de leurs vies entourés d&#8217;adultes. Malgré le fait d&#8217;être parmi les plus bas de la hiérarchie du ministère de l&#8217;éducation, on jouissait d&#8217;un emploi rémunéré au smic, mais soumis à un calendrier de quatre mois de vacances par an.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Ioro était au courant de bien plus d&#8217;avantages que ce poste pourvoyait. Il habitait l&#8217;appartement qui comprenait une terrasse sur le toit du collège. C&#8217;était un logement de fonction que son père était censé habiter, bien que tout le monde était au courant de son double logement.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Comme on dit, il se mettait bien. Il était surveillant dans un autre collège. Il avait travaillé pendant trois ans dans l&#8217;établissement qu&#8217;il habitait et dont son père était le directeur adjoint, mais il s&#8217;est fait virer par faute grave. Il avait fait des choses largement plus punissables dans les règles du milieu, c&#8217;est pourquoi c&#8217;était marrant que le prétexte pour le virer ait été de fumer une clope dans la cour, à côté de la salle de permanence. Evin a été le prétexte ainsi quelques règlements internes pour couper le cordon ombilicale de ce fils du ministère de l&#8217;éducation qu&#8217;y se trouvait à son aise.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Il n&#8217;a pas quitté l&#8217;appartement, ça, c&#8217;était une autre histoire, avec d&#8217;autres enjeux et d&#8217;autres farces. Ça a été une rumeur de quelques semaines. Il dérangeait et il a fini par partir. Il en avait été de même dans plusieurs situations dans lesquelles il avait obtenu un avantage par le biais de son père, il cassait tout. Il réussissait toujours à dépasser les limites d&#8217;une situation confortable qu&#8217;aurait pu l&#8217;aider à se construire un bon mode de vie.</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Alors, Ioro, tu restes un peu ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Je ne sais pas, pourquoi, vous allez bouger maintenant ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Non, c&#8217;était pour savoir si on allait chercher une autre bière et des clopes parce qu&#8217;on n&#8217;en a plus. Et si t&#8217;allais chercher ta copine, tu aurais pu te taper la mission en même temps.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Du coup je ne sais pas, (bip, bip),ah, la voilà encore, qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle est chiante cette fille, (biiip, biiiiiiiip). Je lui ai dit que j&#8217;avais pour une demi heure, il n&#8217;est pas encore l&#8217;heure et elle m&#8217;appelle (biiiiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiiiiip) ça va sinon ? (biiiiiiiip, booooooooooop).</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Tu vas pas répondre ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Elle a qu&#8217;appeler à l&#8217;heure, t&#8217;es d&#8217;accord que si ce n&#8217;est pas encore l&#8217;heure, t&#8217;as pas à plaindre ton rendez-vous, n&#8217;est-ce pas ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Bon, écoute, je n&#8217;ai que de l&#8217;eau à te proposer pour l&#8217;instant. Ça te va ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">De l&#8217;eau ? Non, merci j&#8217;en bois pas, j&#8217;aime pas ça.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Tu ne bois jamais d&#8217;eau ?<span id="more-5424"></span></p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Jamais, je ne bois que du coca.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Tout le temps, tout le temps ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Tout le temps, éventuellement de la bière, des alcools forts, mais de l&#8217;eau tout court, non, ça m’écœure.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Il me rappelait plusieurs personnes rencontrées dans la vie. Tous fils de professeurs. Mon homonyme, le seul que j&#8217;ai connu dans toute ma vie au Mexique, a fait quelques aller-et-retours en cure de désintox&#8217;, et n&#8217;a jamais réussi à accrocher au monde, entouré de confort comme il a grandi. Le deuxième, Hector, ne cessait d&#8217;essayer les différentes façons de mettre sa vie en péril. Son délire était la vitesse, c&#8217;est ça ce qu&#8217;il kiffait. Mes premiers souvenirs de relâchement familial ont touché avec lui la vrai possibilité de mourir. J&#8217;ai eu des bagarres au bâton de fer, aux pierres, à se rouler par terre, des accidents de voiture, des cuites qui tournaient mal, toujours de embrouilles et de l&#8217;alcool, ou le dernier avant l&#8217;autre. La seule limite était nos ressources de classe moyenne qui suffisaient pour acheter de la tise, des clopes et deux où trois tacos pour grignoter.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Dès que j&#8217;ai passé le lycée, je n&#8217;ai plus trouvé de sens à cela. Lui, il est passé de la voiture à la moto. D&#8217;abord une centaine de centimètres cubes, puis une deux cent cinquante. L&#8217;une des dernières fois où je l&#8217;ai vu, il venait de se faire opérer du genoux suite à une chute « à cent cinquante, mec, tu vois ta vie passer et le goudron te chauffer le corps, et le pop, pop, pop, pop, du casque, et tu te dis, pas de pierres, pas de pierres, sinon c&#8217;est foutu », dans ses propres paroles.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Hector était rendu à sa neuvième année de fac dans une formation de quatre ans à la base. Il n&#8217;avait jamais été pressé. Il allait nous chercher au collège dans sa voiture, puis au lycée, puis à la fac, de moins en moins. Tout le monde, dans le groupe d&#8217;amis du collège, avait construit sa vie et avait plus du mal à se remettre dans un mode qui était dépassé. Il est encore en train de finir sa licence en chimie. Je ne l&#8217;ai jamais entendu parler molécules.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">J&#8217;ai toujours eu l&#8217;impression qu&#8217;il aurait pu choisir n&#8217;importe quel métier. Il fallait juste avoir un lien externe en dehors de sa famille pour que tout soit justifié : l&#8217;argent, les grondements qu&#8217;en réalité sa mère n&#8217;arrivait plus à formuler, la voiture, la moto, son hébergement personnel dans Mexico, l&#8217;argent qu&#8217;il n&#8217;avait jamais dû gagner.</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Mais, vraiment, tu ne bois jamais, jamais d&#8217;eau ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Jamais, je t&#8217;dis, j&#8217;aime pas ça.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Et t&#8217;es allé chez le médecin ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Pourquoi faire ? Il va me dire d&#8217;arrêter tout, tout de suite; l&#8217;alcool, le coca, le tabac, le cannabis, et je n&#8217;ai pas envie de changer, ma vie me plaît telle qu&#8217;elle est. A quoi bon de vivre longtemps si l&#8217;on doit se priver de tout ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Et t&#8217;en bois combien par jour ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Eh, je dois être rendu à deux ou trois litres.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Ça c&#8217;est plus que la consommation moyenne d&#8217;un étasunien ! Tu t&#8217;es trompé de pays, là-bas tu serais normal, a ajouté Axel, l&#8217;ami guadeloupéen qui semblait très amusé par la conviction de Ioro.</p>
</li>
</ul>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Il y a des gens qui s&#8217;inventent une extravagance pour se faire remarquer, Ioro semblait, au contraire, vivre avec l&#8217;extravagance comme seul moyen d&#8217;être. Il était connu pour être un bon fumeur, un bon buveur et un flemmard. Il avait toutes les caractéristiques de quelqu&#8217;un qui aime la vie et les vices qu&#8217;un ville comme Paris et un revenu de classe moyenne peuvent fournir. La gourmandise n&#8217;était pourtant un de ses pêchés. Il faisait soixante kilos et un mètre soixante-quinze.</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Ah, oui, faut le dire, je mange très mal. Des pâtes, surtout.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Et des légumes ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">J&#8217;aime pas ça non plus (biiip, biiiiip) Là voilà encore à faire chier. Ah, je te jure, les meufs. Faut que j&#8217;y aille, les gars. Maintenant c&#8217;est l&#8217;heure, elle a le droit de se plaindre.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Et tu continues à garder l&#8217;appart&#8217; du collège ?</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Ouais, mais pas pour longtemps, le vieux va prendre la retraite et il faut rendre le logement de fonction, c&#8217;est à dire, mon chez moi, parce que mon daron a déjà sa maison, mais pas moi.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Et comment tu vas faire ? Tu gagnes assez pour te payer un appart ? S&#8217;est inquiété Raj&#8217;, son ami depuis des années.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Le smic, quoi, mais j&#8217;ai vu qu&#8217;en tant que surveillant t&#8217;as le droit de postuler pour des HLM dans Paris.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Toujours sur les bons plans, Ioro,</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Beh, ouais, quand on n&#8217;aime pas travailler, il faut faire autrement. Allez, les gars, je vous laisse parce que ma copine m&#8217;attend avec une canette de coca à la main et j&#8217;ai soif.</p>
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